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Samedi 14 janvier
Je fais quelques courses en particulier des boissons, vu la chaleur à certains endroits c'est indispensable.
Je retourne sur quelques sites pour reprendre d'autres photos et je finis à la plage, unique toujours mais presque déserte. Plage gardée par une rangée de moaï reconstitués pour certains, complètement, avec leur drôle de chapeau rouge en pierre ponce volcanique, ajusté sur le dessus de leur tête
Le soir au retour nom hôtesse (Vicky) me présente une nouvelle pensionnaire et un homme d'une quarantaine d'années. Donc, avec mon unique moyen de communication, le français, je me trouve en compagnie d'une Rapa-nui, d'une espagnole catalane et d'un italien. Heureusement, l'italien peut servir de traducteur, mais très sommaire quand même.
Je crois comprendre que vu les élections de demain, il va y avoir des problèmes d'appro, les boutiques seront fermées tôt ce soir. Comme en fait j'ai loué la voiture de la maison, un barbecue va être fait et il faut que j'emmène tout le monde faire des courses. Nous allons dans un magasin ou il y a de tout. Ambiance chaleureuse dans la boutique, c'est quand même agréable un pays ou tout le monde se connaît.
Nous préparons le repas tous ensemble et, malgré la barrière du langage nous arrivons a nous comprendre. La manière d'allumer un feu et de griller des aliments a l'air universel.
C'est assez copieux, puisqu'il y a de la salade de poisson cru, des steaks, des daurades grillées (ou un truc comme ça) et des cuisses de poulet, accompagnés de pomme de terres, de patates douces et de haricots verts.
Tout ça avec du vin chilien qui n'a rien a voir avec celui de Santiago et qui peut rivaliser avec nos meilleurs bordeaux.
Nous discutons et si je ne comprend pas toutes les paroles, je comprend au moins la musique, la musique de l'amitié.
L'italien " Prario " est à Rapa Nui depuis 1999. Il n'a plus envie de partir, plus envie de retourner d'ou il vient, à Venise. C'est un informaticien qui s'occupe de tout un tas de trucs et qui vit ici. Tous les gosses l'embrassent joyeusement dans la rue.
L'espagnole, Carmen, est une avocate qui travaille au Chili et en Espagne dans l'import export. Je ne connais pas trop les liens qu'ils ont tous ensembles, mais le courant passe entre tous et comme le dit Prario, c'est parce que nous sommes pareils…
Je ne saisis pas toutes les nuances de son " pareils " mais je me sens bien.
Le repas traîne en longueur car tout le monde est bavard. Sauf moi. Prario est exactement l'italien typique, genre Aldo qui n'arrête pas de parler avec les mains et qui amuse tout le monde
Nous finissons par une baignade dans la mer (c'est a 50 mètres) à minuit sous un fantastique clair de lune...
Cette sensation de flotter dans le noir, dans une eau tiède, face aux étoiles et à une lune presque aveuglante, avec en contre-jour un obscure moaÏ, c'est le départ d'un rêve qui va bien plus loin que celui de mes 10 ans…
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