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lundi 16 janvier 2006
Ce matin nous avons une marche à faire, de 6h sur une partie de l'île où il n'y a pas de piste. Accessible a pied ou a cheval.
Je pars avec Carmen qui s'avère une bonne marcheuse. Nous avançons dans une zone où s'aventurent de rares touristes et il n'y a que des sentiers faits par les chevaux ou les vaches. On marche entre la multitude de cailloux et mieux vaut avoir de bonnes chaussures.
Nous marchons un peu au bord de la falaise qui oscille entre 5 et trente mètres, toujours avec ces rochers noirs sans possibilité de descendre ou de trouver un endroit pour toucher l'eau. Nous apercevons juste un instant 2 sternes et c'est curieux de ne rencontrer aucun oiseau ou presque
Dans les 6 heures de marche nous n'aurons rencontré que ces 2 sternes, un ou deux moineaux, cinq ou six poules et un coq... Des vaches, et des chevaux et même une carcasse de cheval mort, on ne voyait plus que les os tout blancs sous la peau séchée.
Pas de bateaux sur la mer, ils sont très très rares ici à part la dizaine de barques de pécheurs qui vaquent dans d'autres coins
Il y a un calme plus présent qu'ailleurs car on sait qu'on est très loin de tout, partout a l'horizon, on sait qu'il n'y a rien avant des milliers de km. Ca ajoute au charme de l'endroit.
J'avais entendu parler d'un îlot perdu au milieu de l'océan, battu par les vents et plutôt frais… Ce n'est pas le cas en janvier, en été. Le soleil grille tout heureusement que de nombreux nuages le mettent parfois un peu en veilleuse. On voit passer des averses sur la mer et sur la plaine loin devant, mais rien sur nous.
A mi chemin, nous trouvons comme une oasis, une baraque dans les cailloux tout près de la mer avec un tas de vaches et de chevaux qui tournent autour d'un air tranquille mais un peu impatient. Les vaches meuglent en nous voyant comme si elles n'attendaient que nous
Personne dans les parages, ce n'est pas abandonné mais personne de présent...
Ici, on ne peut venir qu'a pied (3h) ou à cheval.
Il fait très chaud, le soleil est pile en haut et notre ombre est très courte, juste à nos pied…
Même dans cet endroit désolé on trouve des ahu et bien sur des Moai renversés qui ont l'air bien plus vieux, plus érodés que ceux d'ailleurs. La, ça fait une sacrée trotte a partir de la carrière et il faut monter des cotes pour arriver jusque là... Même pare la mer, il faudrait escalader les falaises…
Pas facile d'imaginer le travail et la motivation de ces gens.
Enfin, nous voyons la plage (celle des deux qui est en sable blanc) qui marque la fin de la marche.
Boire une boisson fraîche et se jeter dans la mer tiède, après une longue marche, je n'ai pas à raconter …..
On est lundi il y a en tout une quinzaine de personne sur la plage
Il va y avoir un peu plus de monde à 17h heure ou le soleil est encore vif mais moins agressif. Il fera nuit à 21h30….
Ce soir il y a deux nouveaux arrivés aux bungalow, j'espère un qui parle français… raté, un couple fait d'un allemand (qui ne parle qu'allemand) et sa femme une danoise qui parle allemand et danois.
C'est pas si mal j'ai déjà compris ça... Il faudra que je me mette a l'anglais car en fait tout ce beau monde le baragouine plus ou moins et moi je comprend un petit peu (mieux que l'espagnol ça c'est sur)
J'ai rencontré des français sur la plage, je ne me suis pas fait reconnaître. Ils ne parlaient que de crème protectrice et des différents coups de soleil qu'ils avaient pris dans leur vie… Ca aurait été des croates, j'aurai imaginé qu'ils dissertaient sur l'histoire de l'île
En fait ce n'est pas si mal parfois de ne pas comprendre les mots, on peut rester dans le mystère.
Je fais une cure de monologue intérieur mais même sans parler, je sens la sympathie qui se dégage des natifs d'ici. L'isolement de leur île, ils le connaissent et n'en souffrent pas. Au contraire, on sent que ça fait partie de leur culture
On roule a 40 a l'heure dans les lignes droites bien goudronnées… Si quelqu'un s'arrête, sans clignotant ni décalage, on reste derrière et on attend…
Quand on voit des fruits on s'arrête et on en cueille, même si c'est dans un jardin, c'est a l'arbre le fruit... et si on a soif…
Jérôme mon pilote du premier jour me dit qu'il y a souvent des gens qui rentrent dans son jardin et prennent un légume ou un fruit.
En rentrant de ballade Vicky (mon hôtesse) s'est arrêtée et a été chercher des goyaves, une pleine poignée… c'est bon aussi ce truc, un peu acide et désaltérant.
un cheval... mort
Une vache.... dans la nature
L'oasis
oasis
La plage a l'arrivée
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